Évelyne L.

Tome 1 : Enfance, adolescence

Folio

8,70
par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

La série la plus addictive depuis Harry Potter ! Mais là, point de sorcier ou de magie ! A travers le destin de deux fillettes, issues d'un quartier pauvre de Naples, où l'industrie remplace peu à peu les artisans et où la mafia commence à faire régner sa loi, venez explorer l'histoire de l'Europe de la seconde partie du 20ème siècle.
L'Amie prodigieuse : le récit commence à la fin des années 40. Dans ce quartier très populaire, parfois violent, souvent dur, Lila et Lenu, se lient d'amitié. Cette amitié commence dans une cour d'immeuble et se poursuit à l'école primaire où les deux enfants font montre de grand talent : surtout Lila, mais Lenu à force de travail réussit à briller elle aussi, pour être au niveau de son amie, et rivale. Cependant, Lila devra vite rejoindre la cordonnerie familiale, abandonnant l'idée de sortir du quartier et de cette vie précaire par l'école ; tandis que Lenu, encouragée par son institutrice, restera dans le système scolaire et commencera à rêver d'ailleurs.
Le nouveau nom : fin des années 50. Lila vient de se marier, Lenu d'entrer au lycée. Tout oppose les deux adolescentes et pourtant leur amitié est toujours aussi forte et tumultueuse. Mais l'orage gronde quand elles découvrent l'amour, le rôle des femmes mariées et le peu de latitude que celui-ci leur laisse. La montée en puissance de la mafia met le quartier sous tension et celle-ci entre dans les appartements, s'immisce dans les couples. Une seule solution pour quitter cette chaudronnière, quitter Naples !
A travers l'histoire de ces enfants, c'est tout un pan de l'histoire de l'Occident qui nous est racontée : notamment l'évolution de la condition féminine, et par conséquent, celle des hommes. Une série passionnante dont nous attendons la suite (encore deux romans à venir) avec impatience et que nous recommandons à tous, hommes et femmes !

Isabelle Saporta

J'ai Lu

7,20
par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Haro sur l'administration et ses règles absurdes ! Tel est, semble-t-il, le projet un rien démago d'Isabelle Sapota  ; et pourtant, regardez-y de plus près car c'est une enquête fouillée et un travail de fonds sur l'administration comme arme laissée aux agro-industriels pour modeler notre agriculture, notre économie, nos paysages et notre société à leur main.
Isabelle Saporta accumule les exemples cocasses et drôles mais derrière le rire se dissimule l'angoisse d'une France qu'on abandonne à l'agro-industrie. Comme dans Vinobusiness, qu'elle était venue défendre auprès du public avallonnais il y a deux ans, il s'agit d'une enquête coup de gueule pour tenter de sauver notre agriculture et nos terroirs !

par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Jean-Philippe Jaworski a la réputation d'être l'un des plus grands auteurs français contemporains de Fantasy et je me demande bien pourquoi : son œuvre est à peine fantastique. On la classerait plus volontiers sur l'étagère des romans de cape et d'épée, si on en avait une, et on dirait de Jaworski qu'il est un grand auteur, tout simplement !
Imaginez qu'Alexandre Dumas ait croisé Machiavel ; imaginez l'Europe médiévale dans laquelle prospérerait une cité, Ciudalia, qui pourrait être Venise à la Renaissance ; et vous obtiendrez l'univers de Gagner la guerre. Endossez maintenant les habits de Don Benvenuto Gesufal, assassin de la célèbre Guilde des Chuchoteurs, à la solde Léonide Ducatore, potentat élu de la République de Ciudalia, mais qui ne serait pas contre une dictature, en sa faveur, après sa victoire contre le royaume de Ressine (qu'on pourrait se représenter sous les traits de l'Empire Ottoman). Cette victoire, Léonide Ducatore la doit en très grande partie à Benvenuto mais s'il fallait le sacrifier pour mettre la main sur Ciudalia, surtout après ce que ce sale type a fait à la fille du podestat... mais peut-être bien que ce podestat a une âme plus noire encore que celle de Benvenuto.
Entre manœuvres politiques, intrigues de pouvoir, actes de bravoures, assassinats sordides, et j'en passe, Benvenuto ne vous épargnera rien ! Un personnage complexe et attachant, malgré son ambivalence, qui vous embarque dans un récit dense et riche en rebondissements, et pourtant, à aucun moment, on ne se perd dans l'univers fouillé et fourmillant de Jaworski.
Si vous n'aimez pas la Fantasy, ce livre est fait pour vous : venez découvrir l'un des meilleurs romans d'aventure depuis Jules Verne, un des meilleurs romans de cape et d'épée depuis Dumas !

par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Hôtel du grand cerf, c'est l'histoire de Reugny, petit village français coincé à frontière belge, et à la splendeur passée. Comme dans tous les villages, les secrets sont légion ! Comme dans tous les villages frontaliers, tout le monde a traficoté du temps où la frontière était encore active. L'ancien douanier, encore confit de haine pour tous ces trafiquants du dimanche qui l’humilièrent autrefois, c'est-à-dire pour tout le monde en fait, tient des petites fiches (sur des sous-bocks, ça ne s'invente pas !) répertoriant tous ces secrets. Qui mettra la main sur ces fiches deviendra le maître du village car il pourra faire chanter qui il veut ! Chacun au village connaît l'existence de ces fiches et chacun se tient à carreau en espérant échapper à la vindicte de l'inutile douanier qui rumine sa vengeance en buvant des bières. Mauvaise nouvelle : le douanier meurt à la page 2 et chacun se demande qui a mis la main sur ces fameuses fiches et dans quel but. Vous vous dites que ça va être un sacré bordel au village ! Et bien ça va être bien pire à l'arrivée de Vertigo Kulbertus, l'inspecteur au seuil de la retraite, qui voit dans cette affaire l'occasion de redorer son blason, mais aussi de boire des bières à l’œil...
Franz Bartelt est un écrivain prolixe mais discret, de ceux que vous ne voyez jamais à la télé mais qui hante les tables de libraires, caché sous un bandeau coup de cœur. Et il nous revient en très grande forme avec ce roman toujours aussi noir et aussi drôle. Ses incroyables personnages sont solidement campés et tout à fait crédibles. Les situations sont toujours à la frontière de l'invraisemblable mais justes ! Tout l'art de Bartelt est dans cet équilibre mouvant et aussi dans ses dialogues gouailleurs qui donnent toute sa saveur au texte. Son dernier roman est une perle : des situations à la Tarantino avec des dialogues à la Audiard. Un régal !

par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Trois vieillards se font la belle : ils décident d'enfin mener la vie dont ils rêvaient, débarrassés du poids de la société et de ses contraintes.
L'un se fait passer pour mort tandis que les deux autres se cachent des services sociaux. Tous les trois s'installent entre forêt et lac et vivent de pêche, de chasse et aussi de conserves qu'ils achètent grâce à l'argent du « jardinage » qu'ils effectuent pour un gars qui semble avoir des affaires florissantes quoique pas très légales.
Une tentative d'utopie cocasse et tendre qui nous amène à réfléchir. A la possibilité que nous avons tous de nous ménager un espace privé dans la société qui nous environne. A la possibilité de nous offrir une seconde chance, voire plus, quand on n'a pas su saisir la première.
Un roman, tendre et drôle, parfois dur aussi mais dont on sort optimiste !