Ontologie et temporalité
EAN13
9782130532491
ISBN
978-2-13-053249-1
Éditeur
Presses universitaires de France
Date de publication
Collection
Épimethée
Nombre de pages
528
Dimensions
21 x 15 x 2 cm
Poids
708 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Ontologie et temporalité

Presses universitaires de France

Épimethée

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« Être et Temps » : la conjonction de ces termes ne désigne pas seulement le maître-livre de Heidegger, Sein und Zeit, paru en 1927, mais aussi un chantier de travail inauguré dès 1919, qui prend une forme plus précise à partir de 1923, avant d'être provisoirement interrompu, sans être définitivement abandonné, en 1928. La publication des enseignements donnés à Fribourg puis à Marbourg de 1919 à 1928 (ce qu'on peut appeler sa « décennie phénoménologique »), permet aujourd'hui de préciser la genèse du chantier et du livre « Être et Temps ». Explorer aussi systématiquement que possible l'ensemble des liens qui rattachent le chantier au livre, telle est la tâche que s'assigne la présente interprétation qui se veut phénoménologique et critique. Phénoménologique, par le souci d'aller avec Heidegger aux « choses mêmes », au lieu de s'enfermer dans un jargon heideggérien ; critique, par la volonté de faire intervenir des éléments déterminés de l'histoire de la réception de l'ouvrage et, le cas échéant, de suggérer une autre lecture possible de tel ou tel phénomène. Le commentaire intégral du texte de Sein und Zeit est précédé par une introduction historique : elle retrace l'itinéraire qui conduit de l'« herméneutique de la facticité », élaborée dans les premiers enseignements de Fribourg (1919-1923), à une « ontologie fondamentale », articulée sur une analytique existentiale. Le thème central est le lien entre l'être et le temps - problématique mise en chantier à Marbourg (1923-1928). L'ouvrage s'achève par une analyse des derniers enseignements de Marbourg, où se dessine la figure de la « différence ontologique » qui formera le thème central de l'« ontologie fondamentale » dont Sein und Zeit a jeté les bases. On conclut enfin sur la première grande auto-interprétation de 1928, qui revêt une valeur canonique pour le destin ultérieur du travail heideggérien. J. G.   Jean Greisch est doyen de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris.
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