Le sourire étrusque

Le sourire étrusque

José Luis Sampedro

Anne-Marie Métailié

  • 11 août 2019

    transmission

    Salvatore âgé de 75 ans arrive à Milan chez son fils pour y subire des examens médicaux à cause du cancer qui lui ronge les intestins. Mais Salvatore n’aime pas cette ville du Nord, lui le paysan de Calabre, ni sa belle-fille Andrea.
    Seul Brunettino, son petit-fils de 13 mois, trouve grâce à ses yeux, au grand dam de la nourrice et femme de ménage.

    Une rencontre fortuite dans la rue lui fait croiser la route d’Hortensia qui elle aussi lui ouvrira les yeux sur le monde et les femmes.

    J’ai aimé découvrir ce vieil homme, ancien maquisard, aux idées bien arrêtées sur ce qu’est un homme, mais aussi capable de donner de l’affection à son petit-fils.

    Un homme qui ne jure que par son fromage de chèvre et le pain de son pays, sans oublier son vin râpeux.
    Un homme qui souhaite ne surtout pas mourir avant son vieil ennemi, car la mort et le sang ne lui font pas peur.
    Un homme qui découvre que les femmes sont l’autre pôle de l’humanité, et qu’elles sont fortes, elles aussi.
    Un homme entier, d’une autre génération, d’autres luttes, mais si attachant.

    L’image que je retiendrai :
    Celle du livre de référence sur l’éducation d’André, alors qu’il est si simple de prendre un enfant dans ses bras.
    https://alexmotamots.fr/le-sourire-etrusque-jose-luis-sampedro/


  • 11 janvier 2018

    Le sourire étrusque

    Franchement, comment un berger qui n'a jusqu'alors jamais quitté sa Calabre natale peut-il prétendre comprendre l'art étrusque ???
    Sur les statues des gisants, là où les archéologues voient un sourire de béatitude, Salvatore, lui, voit des rires.
    La clé du roman est alors donnée.
    Malgré la maladie qui le ronge, malgré la nouvelle vie qu'il doit subir, Salvatore cherchera à offrir, au travers de ses souvenirs, de ses combats, de ses délires parfois, une leçon de vie qu'il voudrait être pour chacun le chemin qui conduit à la sérénité, celle du fameux Sourire Etrusque.
    Ecrit dans un langage simple mais avec vigueur ce roman résonne telle une ode à la vie.

    Michèle


  • par (Libraire)
    3 juin 2016

    Conseillé par Stéphanie

    Quel roman remarquable ! Un de ceux que l'on conserve dans sa bibliothèque pour toujours et que l'on offre à tour de bras.
    Un vieux paysan calabrais quitte son village natale et son ennemi de toujours (à l'agonie) pour suivre, contraint, son fils milanais qui veut le faire soigner par des médecins. Dans cette grande ville qu'il déteste, aux côtés de sa belle-fille qui l'agace au plus haut point, ce machiste à la fois insupportable et attendrissant va découvrir son petit-fils Bruno qui est encore un bébé. C'est décidé, avant de mourir il veut en faire un homme. Avec ses mots, ses émotions, ses douleurs d'homme de la terre, le lecteur s'aperçoit que le tronc solide s'ébranle, et puis progressivement les racines vont aller puiser la vie dans les recoins du cœur du grand-père qu'il devient et de l'amoureux qu'il fut.