Désert barbare

Désert barbare

Maud Tabachnik

Albin Michel

  • Quel est la rapport entre Sandra Khan, journaliste du "San Francisco Chronicle", et Sam Goodman, lieutenant de police à Boston ? Pour ceux qui ne sont pas familiers des thrillers de Maud Tabachnik, il s'agit tout simplement des deux personnages récurrents qui lui sont chers.

    Dans "Désert barbare", ces deux héros attachants, devenus meilleurs amis dans un précédent polar, mènent deux enquêtes parallèles. Sandra Khan doit retrouver la trace d’une fille de milliardaires disparue, une dénommée Cindy qui s’est enfuie avec Fox, un étrange "gourou". Sam Goodman, pour sa part, cherche à mettre la main sur Mercantier, un trafiquant haïtien d’êtres humains. Et quand l'intrépide reporter débarque en Arizona, elle ne se doute ni de la bande de cinglés qu'elle poursuit, ni des retrouvailles dans des circonstances dramatiques avec son meilleur ami. Au milieu du désert de Sonora, le plus aride et inhospitalier des États-Unis, leur course-poursuite prend des allures d’apocalypse, alors que se lève une violente tempête de sable…

    Maud Tabachnik invente ici le "thriller western", un détonant "road-movie qui mène droit vers l’enfer, celui des hommes qui n’ont d’humain que le nom, pour qui la vie d’autrui n’est qu’un bien à troquer". La folie des hommes prend forme dans un tourbillon de violence, de sang et de larmes, dans ce désert aride, habité à la fois par de "sympathiques" bestioles et par une faune de truands qui trouvent là l’endroit idéal pour se planquer...

    Un récit très visuel, une grande habileté d'écriture, des descriptions précises, des personnages réalistes : tout concourt à faire monter la tension dramatique de l'histoire. Bien que la rencontre entre les deux amis paraisse quelque peu invraisemblable, le roman est prenant et la fin, plutôt inattendue, bascule franchement du côté du noir...