Mortepeau

Natalia García Freire

Christian Bourgois

  • par (Libraire)
    27 octobre 2021

    Coup de cœur de la chouette

    Un roman gothique comme on les aime, reprenant tous les codes du genre, superbement composé dans une langue qui fait la part belle à l'esthétique de la pourriture !


  • par (Libraire)
    23 septembre 2021

    Énorme coup de coeur de Brice, qui depuis la lecture de ce conte gothique équatorien, a encore des araignées qui grouillent de plaisir au creux du ventre.
    Lettre d'un fils adressée à son père mort, Mortepeau relate la déliquescence d'une maison, d'une cellule familiale, après l'arrivée une nuit de deux étrangers, sales, brutaux, à l'aura magnétique. Mortepeau est une fulgurante évocation de la folie, l'oppression et la soumission, dans des codes narratifs propres à la fois à l'imaginaire sud-américain, mais aussi aux nouvelles fantastiques anglaises du XIXe.
    Gregor Samsa assistant de l'intérieur à la Chute de la Maison Usher. Imaginez un peu...Maintenant rajoutez y la moiteur des nuits d'Équateur, quelques insectes rampants et une douce odeur de terre mouillée après la pluie. Enfin douce...un peu âcre aussi...
    Un joyau noir et flamboyant, peut-être à lire en diptyque avec le sublime Notre part de nuit, de Mariana Enriquez, Éditions du sous-sol ( autre dinguerie de cette rentrée littéraire ).


  • par (Libraire)
    12 septembre 2021

    Mortepeau est un récit étrange et sombre, proche d’un conte gothique. Lucas, le narrateur, revient dans la maison familiale après en avoir été chassé par deux inconnus. Les mêmes inconnus qui, un jour, sont arrivés de nulle part et ont été hébergés par le père de Lucas, bouleversant ainsi l’ordre familial.
    De l’époque d’avant, il ne reste plus grand-chose. Son père ? Mort et enterré dans le jardin – c’est d’ailleurs à lui que Lucas s’adresse tout au long du récit. Sa mère ? Précipitée dans un sombre destin, elle n’est plus là pour entretenir le jardin, autrefois luxuriant, qui est désormais envahit de mauvaises herbes et laissé à l’abandon. C’est elle qui avait donné à Lucas un intérêt pour la botanique et pour les insectes, deux mondes dont la présence est permanente dans le récit. Chaque page est sensorielle, entre la terre qui colle aux pieds, la poussière qui vole, les insectes qui grouillent à chaque page, donnant au tout une atmosphère très particulière.

    Le récit alterne entre flash-back et présent, jusqu’à sa fin inéluctable, en abordant d’autres thèmes : le passage à l’âge adulte, la maladie (physique ou mentale), l’influence de la religion sur la vie du narrateur et de sa famille, et l’on en vient à frôler le fantastique par endroits.
    Si l’ambiance très particulière du livre ne plaira sans doute pas à tout le monde, Mortepeau est toutefois une de ces sorties de la rentrée littéraire qui mérite qu’on lui donne sa chance.


  • 4 septembre 2021

    Une charogne de Baudelaire

    Conte noir et poétique, ce texte raconte la décadence inexorable de toute une famille. Du disgracieux naissent des passages sublimes, troublants, voire fascinants. C'est beau, comme une charogne de Baudelaire.