Mauvaises herbes

Mauvaises herbes

Dima Abdallah

Sabine Wespieser Éditeur

  • par (Libraire)
    8 novembre 2020

    Un père et sa fille, un magnifique matériau pour un des plus beaux premiers romans de cette rentrée littéraire.
    Le roman débute sous les bombes à Beyrouth en 1983 au moment où cette petite fille sort de l'école en serrant la main de "son géant". En quelques lignes, on ressent les émotions partagées de ces deux êtres qui n'ont pas les mots pour se parler. Les gestes sont là mais les non-dits et les silences vont cristalliser leur relation.
    Les mauvaises herbes vont pousser sur leurs balcons respectifs lorsque, devenue adulte, elle partira à Paris et que lui, le père fera le choix de rester au Liban .
    Un véritable coup au cœur pour ce roman qui comblera toutes vos attentes notamment celle d'une écriture poétique et sensible.


  • 8 octobre 2020

    Une fille et son père, deux voix pour dire l'angoisse de la guerre, l'exil, la distance et le passage à une autre langue...
    Un premier roman beau et pudique sur le Liban, la filiation et la force des mots - de la poésie.
    Une vraie découverte de cette rentrée !


  • 29 septembre 2020

    Un premier roman qui touche au cœur, sur fond de Liban déchiré. Bouleversant ! - Guillaume -


  • par (Libraire)
    17 septembre 2020

    Mauvaise herbe. Une adventice qui repousse sans cesse. Pourtant, la finalité est de l’accepter… alors pourquoi arracher ce qui est enraciné ? Un paradoxe que l’héroïne endure. Née au Liban, en pleine guerre civile, elle grandit parmi ces plantes irrégulières et clandestines qui vont façonner sa personnalité si singulière. Dès l’enfance, elle se sent différente. Sa famille n’appartient à aucune faction religieuse, ni parti politique. Où se situer dans la société quand celle-ci demande de choisir un camp ? À douze ans, sa famille s’exile à Paris, laissant le père au pays. Le déracinement continue. La dépression s’immisce dans sa vie d’adulte. Puis vient un nouveau souffle au sein de ces herbes folles. Un premier roman qui se lit comme un long poème. Une ode à la singularité, qui pour être comprise, doit s’investir d’un chant universel.


  • par (Libraire)
    13 septembre 2020

    Une véritable plongée en apnée

    Le premier roman de Dima Abdallah, au style de narration original, nous plonge dans une double émotion née de deux voix : celle d'une petite fille de 9 ans qui vit dans la peur de tout dans le Beyrouth de la guerre civile en 1986 jusqu'à son exil forcé en France dans les années 1990 et le début de sa vie d'adulte dans les années 2000 et celle de son père, qui entre angoisse et impuissance, parvient à sauver sa famille du désastre annoncé, au prix du sacrifice de sa propre vie, loin des siens. Double regard sur l'exil, l'errance, la nostalgie et les mauvaises herbes que la mémoire fait repousser chaque matin et qui sont arrachées sans relâche et en vain. Très très belle découverte !


  • par (Libraire)
    9 septembre 2020

    Conseillé par Stéphanie et Rémy

    La première scène de "Mauvaises Herbes" ne vous quittera plus pendant longtemps. Pas besoin de grandiloquence, de violence gratuite, non. Juste le doigt d'une petite fille dans la main d'un géant fragile. Simplement un père qui vient chercher son enfant à l'école plus tôt que prévu parce qu'ils vivent à Beyrouth, que nous sommes en 1985 et que leur pays est en guerre. La langue de Dima Abdallah est magnifique. La gravité de cette enfant persuadée qu'elle doit protéger ce père mutique vous touchera. De même que sa conscience aigüe de la puissance du mot juste. "Mauvaises herbes" est un exil intérieur poignant, une relation père-fille intense, un grand cri silencieux.


  • 4 septembre 2020

    Amour d'une fillette pour son Géant

    Ecriture dense mais hypnotique : on retient son souffle dans la lecture de ce cri d'amour étouffé pour un pays déchiré, pour un père adulé.
    Grandir dans la guerre civile de Beyrouth laisse des blessures .... Que deviendra en exil cette peau de chagrin déracinée et colonisée par le passé ? Dima Abdallah nous le raconte dans un roman captivant, émouvant, puissant.
    NB : A lire le point de vue de l'auteure : https://www.lorientlejour.com/article/1224306/dima-abdallah-et-lexil-interieur.html


  • On retient son souffle dans l'espoir du premier mot

    "Une enfant de 6 ans vit à Beyrouth, en pleine guerre. Malgré les périls, la seule présence de son père suffit à la rassurer. Ce dernier lui transmet son amour des plantes. Mais, lorsque le reste de la famille fuit le pays, il refuse de quitter sa terre. Arrivée à Paris à 12 ans, la jeune fille fuit la mélancolie en se réfugiant auprès des arbres et des fleurs. Ce roman nous emporte dans un tourbillon d'émotions fortes sans nuance et qui vous chamboulent. Cette relation entre un père et une fille difficile, tous deux sont incapables de mettre des mots à leurs maux, qui les sauveraient pourtant. Mais cette fusion qui ne s'est jamais faite entre eux ne se fait pas non plus avec les autres. Inadaptés et malheureux, nous rentrons au cœur de leurs tourments dans un huis clos ou le dialogue ne commencera jamais.
    Ecrit avec délicatesse, le roman se lit d'une traite, on retient son souffle dans l'espoir du premier mot. "


  • par (Libraire)
    7 juillet 2020

    Très beau premier roman

    Deux voix s’expriment dans ce très beau premier roman : celle d’une fillette si particulière qui grandit tout au long de cette histoire et celle de « son géant », son père protecteur. Ce lien si fort va être brisé par la guerre du Liban et l’exil.
    Dima Abdallah décrit parfaitement la perte, la séparation, le sentiment de culpabilité mais surtout l’amour qui unit un père et sa fille.