L'HERITAGE DAVENALL

L'heritage davenall

Robert Goddard

Sonatine

  • 9 décembre 2019

    Encore du grand Goddard.

    Avec L’Héritage Davenall, son nouveau bébé de plus de 700 pages, le roi du polar britannique nous offre une nouvelle fois un de ses grands romans rempli de mystères dont il a le secret.
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    1871. James Davenall disparaît subitement après avoir écrit un mot qui laisse entendre qu’il va mettre fin à ses jours.
    1882. Alors que Constance, l’ex fiancée de James, est devenue l’épouse de William Trenchard, ils reçoivent un soir la visite d’un individu se faisant appeler James Norton mais prétendant être en réalité le James Davenall disparu depuis 11 ans et dont on n’a jamais retrouvé le corps...
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    Si le postulat de départ laisse supposer une lecture mystérieuse mais à la finalité forcément simple (il sera prouvé que l’homme en question est ou n’est pas James Davenall), Robert Goddard nous prouve une fois de plus qu’il n’en est rien et qu’il n’y a pas de petits sujets chez un grand auteur.
    Car, dans cette histoire, rien n’est simple.
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    Qui a tort, qui ment, qui cache quoi, à qui, pourquoi, ne sont que quelques-unes des très nombreuses questions dont cette histoire regorge, pour le plus grand plaisir du lecteur.
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    Comme toujours avec cet auteur, on ne s’ennuie pas une seule minute durant ces 700 pages.
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    Les personnages sont, comme à son habitude, complets et complexes à souhait. Si bien que, du début à la fin on ne sait à qui se fier.
    Quant à l’ambiance, c’est encore et toujours un des grands points forts de Mr Goddard. Le bruit des calèches, le clair soleil de certains après-midi de campagne et l’humidité du brouillard londonien deviennent notre décor quotidien autant que celui des protagonistes.

    Et nous nous laissons prendre avec délectation, les nombreux faux-semblants des uns et des autres.
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    Un seul tout petit bémol (sur plus de 700 pages rappelons-le) porte sur l’une des toutes dernières révélations qui va pour moi trop loin dans la noirceur de l’humain. Mais ce n’est qu’un minuscule bémol au milieu d’un millier de ravissements.
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    Donc, si vous aimez les mystères à rebondissements, les personnages forts, les ambiances palpables, et bien évidemment les plumes ensorcelantes, n’hésitez pas à vous perdre dans cet excellent nouveau polar !