Sale gosse

Sale gosse

Mathieu Palain

L'Iconoclaste

  • par (Libraire)
    1 octobre 2019

    Des ados en perdition, des histoires vraies et poignantes, le roman de Mathieu Palain (journaliste) touche le lecteur au plus profond de lui-même.
    On se prend vite de sympathie pour Wilfried et les autres adolescents, ainsi que pour les éducateurs qui font tout leur possible pour eux.
    Un beau roman à la fois brut et doux.


  • par (Libraire)
    10 septembre 2019

    "Tu vas grandir et tu vas oublier"

    Wilfried est né du mauvais côté, de celui que la vie n'épargne pas. Une mère toxicomane, un placement en famille d'accueil, et surtout, une colère qu'il ne maîtrise pas et le fait dévisser. "Sale gosse" c'est découvrir le parcours de Wilfried et plonger dans le quotidien des éducateurs de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse). Mathieu Palain signe un premier roman brut et terriblement humain.


  • par (Libraire)
    30 août 2019

    Coup de coeur

    Véritable feu d'artifice, ce premier roman à l'écriture ciselée nous immerge dans les milieux sociaux français. Sans aucun pathos, avec un regard bienveillant mais sans naïveté, l'auteur se sert de son expérience (6 mois à la PJJ d'Auxerre) et de celle son père, éducateur, pour nous offrir ce page-turner réaliste et saisissant.


  • 26 août 2019

    Délinquance

    J’ai aimé suivre Nina, qui n’a pas suivi un cursus scolaire exemplaire, mais qui connait la vie et sait parler aux gens.

    Wilfied m’a moins parlé : sa colère, sa passion du foot sans en ramer une, sa délinquance.

    Mais j’ai aimé lire leur lien qui se noue, les paroles vraies échangées.

    J’ai découvert une certaine réalité de ce service de la protection judiciaire de la jeunesse.

    Un roman plein d’espoir pourtant.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la coiffure de Wilfried, très importante quand on est un ado.

    https://alexmotamots.fr/sale-gosse-mathieu-palain/


  • par (Libraire)
    24 août 2019

    Héros ordinaires

    Wilfried, né d’une mère trop jeune et droguée et d’un père inconnu, est rapidement placé en famille d’accueil alors qu’il n’a que 8 mois. Sa nouvelle famille l’élève avec tout l’amour que l’on donne à un fils. A l’adolescence, Wilfried, doué au foot, intègre le centre de formation d’Auxerre. Mais un jour, il dérape, blesse un joueur et est renvoyé. A son retour dans la cité de son enfance, tout bascule. Il rencontre alors Nina, devenue son éducatrice, avec qui il tisse un lien spécial.
    Mathieu Palain fait une entrée fracassante dans le monde littéraire avec un premier roman foisonnant, décapant, bouleversant. Son écriture journalistique nous plonge dans l’univers de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, brutal, imparfait, humain.


  • par (Libraire)
    12 août 2019

    Choisir sa famille

    Difficile de parler de ce livre sans parler de sa conception et de son auteur, Mathieu Palain, journaliste sorti de six mois d'immersion dans une antenne de la PJJ avec des témoignages, des histoires, des visages. Ce roman - car c'est bien un roman - en est plein : éducateurs, juges, animateurs et bien sûr enfants, tous ces "sales" gosses, gamins agressés ou agresseurs au destin empêché et dont Wilfried, pièce centrale du livre, est l'exemple le plus ambigu et le plus troublant.

    On va suivre son parcours cahoteux, depuis sa naissance au mauvais endroit jusqu'à sa prise de conscience, à l'aube de l'âge adulte.
    Ici, la crédibilité du personnage vient du fait que l'auteur ne porte jamais sur lui de regard angélique. Oui, c'est un enfant abandonné par une mère toxicomane mais non, cela ne justifie pas qu'il fracasse la mâchoire d'un adversaire sur un terrain de football.

    L'apprentissage de la responsabilité, c'est la clé de ce roman-vrai, son point de bascule qui en fait autre chose qu'une énième histoire d'enfant défavorisé. Avec ou sans circonstances atténuantes, que faire de ces enfants ? Chaque personnage y répond comme il peut, l'administration et la société aussi, sans qu'il soit jamais vraiment possible de décréter ce qui serait mieux ou pire.

    Sans jugement, avec seulement les voix - parfois au vocabulaire fleuri - de tous ces protagonistes humains, Sale gosse braque un projecteur sur une zone de la société qu'on préfère souvent ne pas voir. En cela, c'est un livre important et salutaire.